Typolover is a website by the french photo / graphic designer Michael Levy
all rights reserved ©
![]()
Journal d'un roadtrip de 23 jours en Islande / Journal of a 23 days icelandic roadtrip
jeudi 13 août 2009
![]()

|
Un réveil unique de solitude dans ce désert du bout du monde.
Curieux de notre voiture, un homme s'approche. C'est un français. Il a une mine déconfite. Il est venu en Islande avec sa femme, ils ont loué un 4x4 aménagé en camping-car, et subit lui aussi une météo désastreuse. Du coup il se plaint de tout, de sa voiture qui est trop vieille, qui consomme trop, pas assez puissante, plus rien ne va et nous essayons de lui remonter le moral.
Il est 8h45 quand nous reprenons la piste. Arrivés à l'intersection, nous ne reprenons pas la F 910, mais la F 88 vers le nord du pays. La météo y est dit-on plus clémente.
ROAD F 88. ICELAND INLANDS.
Nous croisons quelques gués, mais ils sont tout petits comparés à ceux de la F 206. Même pas peur !
Voici ce que nous calculons être notre dernier gué du séjour, triste ! Du coup on essaie de le prendre autrement : vu par le toit de la voiture. Bon il est petit, ce n'est pas très impressionnant, mais ça change de point de vue !
Des paysages lunaires, vraiment. Ou peut-être martien ? Le Hummer est un régal sur ce terrain-là, il dévore la piste bien mieux que la route goudronnée.
Nous atteignons la route 1 à 10h45, nous avons mis 3 heures pour la rejoindre.
Nous prenons ensuite la F 862 sur vingtaine de kilomètres, elle est très cassante, une sorte de tôle ondulées, pas très agréable à conduire. Mais ça y est nous y sommes, voici le parking de Dettifoss. Il est 11h20.
JÖKULSÁRGLJÚFUR NATIONAL PARK. NORTH ICELAND.
Une voiture de rangers est garée là.
Dettifoss, on l'entend, on la sent avant de la voir. Elle est vraiment très impressionnante. On dit d'elle que c'est la plus puissante d'Europe, avec un débit d'environ 200 m3/s, pour une hauteur de 44 mètres.
En vitesse rapide on saisit bien les crocs ascérés des flots. Dettifoss est une des nombreuses chutes sur le fleuve Jökulsá á Fjöllum qui naît du glacier Vatnajökull. Il est l'un des fleuves les plus longs d'Islande (206 km). En pause longue c'est un ruban épais qui plonge dans le canyon.
Si l'on marche en amont de Dettifoss, on tombe sur une chute miraculeuse de beauté : Selfoss.
Plus loin dans la gorge, nous trouvons Hafragilfoss. On l'observe depuis une falaise.
La rivière très puissante charrie énormément de sédiments et de débris. Parfois, le relief découpé offre des zones abritées, les sédiments se précipitent alors au fond et laissent apparaître une eau turquoise.
Il est 14h30, nous reprenons la F 862 en suivant le fleuve, direction Hljóðaklettar. Nous y avons prévu une randonnée qui nous promet des formations volcaniques étonnantes et une montagne couleur sang.
Nous y arrivons une heure plus tard et commençons notre randonnée.
On rencontre Hera et Embla, deux charmantes islandaises qui nous proposent des blueberries !
Hera et Embla courent, sautent, grimpent partout. Pourtant elles n'ont pas vraiment des chaussures adaptées à la caillasse ! Elles sont islandaises...
Plus loin nous trouvons cette "église", c'est une coulée de lave qui s'est soulevée sous la pression. Très impressionnant.
Puis nous grimpons le long de cette paroi volcanique, notre montagne rouge ne devrait pas être loin nous dit notre petit guide rouge.
Ca y est on l'aperçoit ! Voici, "la colline rouge", Rauðhólar.
Cette couleur rouge est due à l'oxyde de fer.
Nous rebroussons chemin. Emilie pioche quelques blueberries.
Nous repassons devant ces imposantes "boules de feu" pétrifiées. Quelques personnes en bas à droite vous laissent imaginer la taille.
Arrivée au camping d'Asbirgi vers 20h. Nous faisons le plein d'essence, visitons le Visitor Center. C'est un camping stratégique, il y a énormément de monde. Nous nous installons sous un arbre, mais une nuée de moucherons attirée par l'humidité des feuilles nous envahit, et nous trouvons finalement refuge sur l'herbe.
Nous nous inscrivons ensuite pour faire une indispensable machine à laver et réservons pour 21h. Manque de chance, la machine tombe en panne juste à ce moment-là ! Il est 22h00 quand la responsable arrive, et anéantit nos espoirs : la machine est HS, dur ! Nous pique-niquons entre 2 averses et nous couchons après "les corvées techniques" et une bonne douche. Nous avons récupéré des brochures au Visitor Center sur les excursions pour voir les baleines, les bateaux partent de Húsavík (dont la baleine fait la renommée) à 70 km de là. Cela dure 3 heures, et nous jetons notre dévolu sur l'embarquement de 9h00. Réveil est donc mis à 6h00... Bonne nuit !
|
